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© 2020 par Sabine Rainard - revelatrice@sabinerainard.com

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  • Sabine RAINARD Éclaireuse

La liberté n'est pas forcément résister


À l'heure où chacun-chacune cherche à exprimer, voire affirmer, qui il-elle est,

je m'interroge sur la notion de liberté.


Ça part dans tous les sens. Ça bouge. Ça crie. Ça hurle. Sur des sujets hétéroclites,

les hommes et les femmes s'agitent. À titre individuel et collectif.

Peut-être parce que chacun tend à émettre la vérité, sa vérité, qui vient à peine d'émerger.


Cette vérité tellement puissante, tellement profonde, si longtemps étouffée qu'elle gronde et sort comme un jet irrépressible, dans l'agitation impérieuse et la précipitation incoercible.


On se sent de plus en plus libre à dire, faire, être, vouloir, pouvoir, avoir.

Et souvent libre d'opposer.


Certains et certaines tentent d'affronter hommes et femmes,

femmes et hommes, femmes et femmes, hommes et hommes.

Hommes de "pouvoir", femmes "au désespoir".

Hommes de "savoir", femmes "sachantes".

Hommes "violents", femmes "violentées".

Hommes d'"affaires", hommes de "misère".

Hommes "déchus", femmes "souveraines"...

= Le bien versus le mal.

Les qualificatifs sont nombreux pour embrigader les uns et confronter les autres.


L'aire du "CONTRE" vit les beaux jours du COMBAT,

de la CONTRE-FAÇON, des CONTRE-VÉRITÉS.

Pour CONTRINDIQUER. CONTREDIRE. CONTRE-CARRER.

Comme si la contradiction était un gage de liberté.

Comme s'il fallait être pour ou contre quelque chose pour exister.


Incompatible, antinomique, inverse, opposé.

Comme si ce qui n'est pas nous, est obligatoirement mauvais, nocif, nuisible, défavorable. Comme si ce qu'on ne reconnait pas en nous est préjudiciable, dommageable, hostile.


Le message actuel semble être : "Résister, c'est s'exprimer".


La résistance nourrit-elle la liberté ?

La colère inspire t-elle la construction ?

Le combat contribue t-il à l'union ?


Étonnamment, le Coronavirus fait son entrée (Virus ou Polanski = kif-kif).

Il affole et apeure ceux qui allaient crier, comme pour les soumettre à l'ultime silence.

Il conforte et renforce ceux qui crient déjà et ne sont pas prêts d'arrêter.

Comme si ce virus pouvait recevoir le fiel des combats de chacun et contenir nos plus grandes peurs. Comme si nous pouvions unir nos forces en un point et converger à travers lui vers la guérison.


CONVERGER. CONSTRUIRE. CONTRIBUER.

Il n'y a pas plus de victimes que de bourreaux. Pas plus de bon que de mauvais.

Il y a juste ce que nous choisissons et ce que vous choisissez.


Tant que l'on joue à sauver, défendre, fléchir, se rendre, abuser, prendre, on ne peut pas connaître la liberté d'être libre, uni avec tous, en se sentant ni menaçant ni menacé.


La liberté s'accorde à l'exercice de sa volonté.

Vouloir changer le monde, c'est aussi l'accepter tel qu'il est.

La seule devise transformatrice en laquelle je crois en ces moments de brouhaha est :

"Amour, joie et légèreté".

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