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  • Sabine RAINARD Éclaireuse

Le sel de la vie


Autoportrait


02 juin 2020

Le sel de la vie

Le sel. L’or blanc. La lumière.

Cette lumière que j’ai cherché toute ma vie. Je l’ai cherchée aussi dans l’éclat de mes cheveux.


C’est finalement tout un symbole, cette envie irrépressible que j’ai eu à 18 ans de me faire faire des mèches car je trouvais mes cheveux si fades, si ternes, si monotones, que je voulais absolument les illuminer, les éclairer et les faire vibrer.

À l’heure où certaines femmes se dirigent vers la couleur pour cacher le blanc, j'ai lâché la couleur pour accueillir le blanc.

Toute jeunette, c’est le manque de reflet qui m’ennuyait. Le blond a donc apporté de l’éclat à une jeune femme qui se recroquevillait, contenait tout en elle, n’osait prendre place. Aujourd’hui, le blanc ayant fait son apparition depuis belle lurette, c’est le camouflage que je veux arrêter. Ne plus tenter de dissimuler ce qui est.


J’ai des cheveux blancs, beaucoup, c’est un fait. Inutile de continuer à les planquer. Parce que le blanc éclaire, il est lumière. Il est la sagesse, le respect. Je suis prête à le recevoir comme tel. Je n’ai plus rien à cacher.


N'en déplaise aux hommes qui m'ont dit que je perdrai mon sex-appeal, que je deviendrai une "mémère féministe célibataire". Célibataire, je le suis depuis un bail. Blonde ou blanche, qu'est-ce que ça va changer ? Féministe, je ne l'ai jamais vraiment été. Mémère, je tenterai de me faire appeler "Mamou" ou un surnom du genre par mes petits-enfants, ce sera plus charmant...


Je prends note de ces remarques. Je suis prête à tenter. Et à vous dire ce qu'il en est. Pour le moment, j'ai envie d'expérimenter que le sel de la vie, c’est cette touche de lumière qui vient s’essaimer, ce scintillement qui vient enluminer l’ombre, cette étincelle qui vient flamboyer. Peu importe que l'étincelle arrive à 25, 40, ou 60 ans, ce qui compte c’est l'authenticité qu’elle révèle du dedans.


Confession.

C'est quand même un sacré cap, de découvrir que 70% de soi est salé. Faut l'avaler. Appréhender une nouvelle image. Être avec un nouveau visage. Pour une femme, qui s'est longtemps cherché à travers les colorations et qui a avancé blonde comme les blés une grande partie de sa vie, c'est concret.

Sophie Fontanel : « les cheveux blancs ne sont pas un signe de vieillesse mais un signe de vie ! »



26 mai 2020

Ce qu'on a n'est pas ce qu'on est


Remarque générale.

On passe plus de temps à « gérer » ce qu’on « a », plutôt qu’à « se concentrer » sur ce qu’on est.


Pensée personnelle.

Je me disais tout à l’heure que mes enfants peuvent être contents, je ne suis pas en train de compiler un amas de choses qu'ils auront à trier dans 40 ans.


Je m’explique. On pense tous à ces tonnes d’objets, de vêtements, de trucs en tous genres, que l’on accumule, que l’on collectionne, que l’on n’arrive pas à lâcher car on en a

« tellement besoin » ou car « on ne sait jamais, on pourrait un jour les utiliser ». Tous ces trucs dont nous sommes les esclaves, qui nous dominent de leurs impératifs, de leurs poids et de leurs désidératas. Qu'on brasse, qu'on porte, qu'on passe d'une étagère à une autre, d'un garage à une cave, d'un débarras à un vide-grenier.


Je n’ai jamais été une « serial compulsive » mais quand même, j’ai voulu, j’ai acheté, j’ai eu. Pour de moins en moins, voire presque plus, « vouloir », « acheter », « avoir ».


Ces dernières années, j'ai senti que je me dirigeais vers la décroissance. Le moins mais mieux. Depuis plusieurs mois, je suis passée au dépouillement. Et depuis quelques semaines, je suis dans l’expérience de rencontrer ce dont j’ai envie ou besoin au moment où j’en ai envie ou besoin.


Dieu que c’est bon d’avancer léger.


Partage d'un apprentissage.

J’ai commencé il y a un an, par vendre et donner quasiment tout ce qui se trouvait dans ma maison. Je me suis alors rendu compte que ce qui « restait » était essentiel et utile, en tout cas, avait un véritable sens pour moi. Je savais que j'allais vivre une période de mouvement, alors j'ai stocké dans un box ce qui faisait vraiment vibrer mon cœur.

J’ai alors vécu quelques mois dans un appartement sans quasiment « rien à moi ». J’ai ressenti parfois un vide, voire une perte de repères. Je me suis alors petit-à-petit détachée du matériel en apprenant à observer et distinguer ce qui comptais vraiment. J'ai même eu l'occasion de prendre conscience que mon oreiller et mes draps me manquaient. J'ai aussi été très attentive à l'énergie des meubles et des objets.

Enfin, confinement oblige, je suis partie avec une valise et mon essentiel à l'intérieur, en arrivant à la conclusion que j'ai besoin de peu. Très peu.


J'ai déménagé à nouveau dernièrement. Munie de ma fameuse valise. Étonnamment j'ai collecté quelques textiles et mobilier d'appoint pour m'installer et accueillir mes enfants dans ce nouvel endroit. Alors oui, avoir des amis et des parents sympa, ça aide. En même temps, je me dis que que je n'ai pas à m'encombrer puisque « tout se place sur mon chemin ». C'est assez surprenant de voir que l'on fait beaucoup avec quasiment rien. Et que même les enfants peuvent adhérer à ce mode de vie en appréciant son côté ludique et impermanent.

Leur montrer et leur apprendre qu' « avoir ne fait pas tout, et que les choses peuvent autant servir qu'asservir », me plaît.


Dorénavant, il est important pour moi de vivre dans un lieu lumineux, serein, avec une belle énergie. Ce pré-requis comblé, en quelques heures, je me sens très vite

« chez moi ». Et surtout, je me sens libre de suivre le flow qui me guide pour aller d'une expérience à une autre, d'un endroit à un autre, comme ça, sans préambule et sans formule.

Documentaire / Posséder moins pour vivre mieux ?

Vanessa Paradis - Junior Suite



22 mai 2020

Influence ou inspiration ?

Ces mots tournent en boucle dans ma tête depuis presque 3 semaines. J’ai partagé à deux clientes l’idée qu’il était utile de discerner l’influence de l’inspiration. (En tout cas, de ne pas les confondre). C’est vrai, on peut se sentir connecté.e à un concept ou à une idée et en être inspiré.e. On peut aussi se sentir proche d’une personne qui vous partage un concept ou une idée et être influencé.e. Je sais que la nuance est ténue en terme de sens. Pourtant il y a une immense différence entre ces deux notions. Dans un cas, on avance en résonance tout en étant soi, dans l’autre on vire sous influence en travestissant ce en quoi on croit. Il me semble que c'est directement lié à la connaissance de soi. Quand on se connaît vraiment en profondeur, on peut adhérer à un truc qui nous nourrit et vient sublimer qui on sait que nous sommes. Cela vient confirmer, affirmer, exprimer ce qui est déjà en nous. Quand on ne se connaît pas encore tout-à-fait, on virevolte au gré des personnes et c’est le dernier qui a parlé qui a la bonne idée. Cela vient juste confirmer, affirmer, exprimer ce qui n’est pas encore clair et aligné. Pas de panique. C’est en jardinant que l’on apprend à jardiner. Un conseil. Si vous vous sentez attiré.e.s par une idée, écoutez-la bien, ne vous positionnez pas dans l’instant, attendez d’être totalement imprégné.e.s afin de ressentir si c’est bien en résonance avec votre univers intérieur. Si c’est le cas, OK. Si ce n’est pas le cas, laissez filer.

Et surtout ne transmettez rien qui ne soit en accord avec vous. Cela vous évitera de devenir des girouettes qui ne savent plus à quel saint se vouer 😉.


Un exemple qui m'inspire !

Vivre sans plastique, c'est fantastique.

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Lire les billets d'humeurs précédents :

24 mai - Quand j'entendrai oui à l'intérieur

27 avril - Des sans-culottes aux sans-soutifs

16 avril - Coming out

02 avril - J'ai décidé de tout couper

26 mars - La question n'est pas ce qu'on vit, mais ce qu'on fait avec ce qu'on vit

24 mars - Le déclin de l'Empire humain

23 mars - Du professionnalisme au civisme, rien ne sera plus comme avant

22 mars - À chacun sa manière de traverser

10 mars - La liberté n'est pas forcément résister

19 février - Un échec réussi

18 janvier - Janvier

02 décembre - 2019/2020 Tout change, rien ne change ?

25 novembre - S'émerveiller

20 novembre - Faites comme vous êtes

17 novembre - Au-delà de la femme désirable

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Rédactrice, "plume", nègre...


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