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  • Sabine RAINARD Éclaireuse

Quand j'entendrai "oui" à l'intérieur


Photo Miguel Hyacinthe


24 mai 2020

Quand j'entendrai oui à l'intérieur


J’avoue, j’ai rêvé du prince charmant. Pendant un certain temps. Et même un temps certain. Il n’y a pas si longtemps, je me disais qu’un sauveur viendrait m’aider, colorer ma vie, assouplir mes peines, porter un bout de mes tracas... J’y mettais une forme d’impatience à attendre l’autre. À regarder, scruter, pour voir si c’était lui.


Attente, impatience, espérance, le trio gagnant de la femme qui n’a pas encore suffisamment confiance en elle et qui est prête à donner son pouvoir à l’extérieur pour recouvrer son essence et sa puissance.


Bah, mauvaise ou bonne nouvelle, ça se passe pas comme ça. Pas du tout.


Après avoir envisagé le duo comme l’Expérience unique, je sens bien qu’il y a pas mal à faire, à vivre et à être avec soi. Les challenges et les apprentissages ne sont pas les mêmes. Seul.e, on a tellement à explorer, découvrir, sublimer. À deux, on a tellement à unir, chérir, rencontrer. Ces deux chemins ne sont pas opposés. Au contraire, ils se croisent, se nourrissent, alternent, communiquent. Il n’y en a pas de meilleur ou de sacré. Les deux ont une raison d’exister.


Alors, comme tout vient à point. L’amour amoureux viendra juste au bon moment quand mon coeur se sentira prêt. D’ici là, être bien avec moi est mon souhait. Et quand j'entendrai "oui" à l'intérieur, je saurai que c'est l'heure.


Chorégraphie Léo Walk sur Parce que de Serge Gainsbourg


La matinale de Lilou Macé - Être célibataire, conscient et libéré



01 mai 2020

Journée portes ouvertes

Aujourd’hui, je me sens en paix. Comme si les fenêtres, les portes, tout était ouvert et respirait à plein poumon. Tranquille. Sans se soucier de quoi que ce soit.

Il me semble avoir ressenti cet apaisement plusieurs fois depuis le début de confinement,

je ne sais plus dire quand.

Je ne sais plus me situer dans le temps. Je ne le savais déjà pas avant que l’on confine. Alors là, encore moins.

Ça ne m’intéresse pas. À quoi bon se rappeler du moment exact où un truc s’est déroulé ? Cet événement est terminé, on ne le vivra plus jamais, alors à quoi bon vouloir à tout prix le mémoriser et l’ancrer pour le figer ?

Du coup, je ne sais plus. Seules restent les sensations. Et ça allège drôlement.

En revanche, j’ai encore une propension à me projeter dans l’avenir et parfois à vouloir échafauder un plan.

Par exemple, je ne sais pas où je vais vivre dans 10 jours quand on « sortira ». J’oscille avec mes envies et mes ressentis. Ce sont les seules informations dont je bénéficie puisque nous avons plongé dans l’impermanence et que c’est notre fil désormais.

J’ai envie de revoir mes enfants. J’ai pas envie de revenir à Paris. Je sens qu’il est temps de quitter mon lieu de confinement. Je sens que je vais vivre ailleurs mais quand ?

Ce matin en me levant j’ai compris que c’était la vie qui allait définir le bon tempo. Et que j’allais suivre. Simplement. Le lâcher prise. Ou selon mon expression favorite : « L’Art de se lâcher la grappe ». Un étirement du mental que je pratique assidûment et qui porte ses fruits dans la capacité à se décrocher d’une idée, se libérer d’une attente, sortir d’un badtrip… Bref, se laisser porter. Cela semble être le thème de cette année, alors autant s’habituer.


Note au 24 mai / Que la vie est magique !!! J'ai laissé venir et trouvé un appartement en 2 heures là où j'ai à œuvrer + déménagé mon appartement parisien en deux coups de cuillère à pot. La suite ? Je ne la connais pas. Elle se prépare à émerger.


Crayon - Pink feat.Lossapardo


27 avril 2020

Le manque et l’amour, ou le manque d’amour

Il n’y a rien de paradoxal entre ressentir le manque d’un être aimé et le fait d’avoir choisi

de rompre avec cet être.

Lorsqu’il y a quatre ans, j’ai rompu avec un homme que je croyais aimer plus que tout

(mais avec lequel je n’étais pas heureuse), j’ai eu le cœur en berne. Il me manquait tellement. J’avais le sentiment d’être vide de lui. J’ai mis un paquet de mois, voire d’années, à soigner et à équilibrer ça.

Ce matin en prenant ma douche, j’ai mis en lumière une chose importante.

Je n’ai pas vu mes enfants depuis avant le début du confinement (soit il y a 8 semaines ; c’est la première fois que je ne les vois pas durant si longtemps) et ils ne me manquent pas.

Je pense à eux, je leur parle, ils sont dans mon cœur mais ils ne me manquent pas. Je ne ressens pas de vide (vous savez ce vide abyssal, si grand qu’on croit qu’on peut s’y noyer).

Je ressens le plein. Je pense à mes enfants tout en les aimant. L’amour est là et il suffit.

Peut-être bien qu’avant quand mes enfants partaient, j’étais autant vide d’eux que de moi. Car mine de rien, j’allais rester seule avec moi-même.

Peut-être bien que lorsque mon amoureux vaquait à ses occupations, j’étais autant vide de lui que de moi. Car mine de rien, j’allais continuer seule avec moi-même.

C’est sûrement le manque de soi que l’on rencontre lorsque l’on traverse le manque de quelqu’un. Et finalement, on sur investit l’amour que l’on ne se donne pas, sur un autre être que soi. On n’a pas appris à s’aimer, alors comment aimer l’autre, si on ne s’aime pas déjà soi ?

C’est une histoire de vases communiquant. Je m’aime tellement que je suis en mesure de transmettre de l’amour. Bah oui, y a tellement d’amour en moi que ça déborde, évidemment. Et si je m’aime peu ou pas, c’est tellement creux, c’est tellement vide, que la sécheresse du cœur transpire et s’accroche à des bouts d’amour ou ce qui y ressemble partout où elle peut. Ça semble simple. C’est presque mathématique ou plutôt lié à un bon sens de jardinier. Si tu n’as pas une goutte d’eau dans ton seau, tu ne risques pas d’arroser les plantes pour qu’elles fleurissent. Basique.


Isaac Delusion - Magicalove - Live Session


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Lire les billets d'humeurs précédents :

27 avril - Des sans-culottes aux sans-soutifs

16 avril - Coming out

02 avril - J'ai décidé de tout couper

26 mars - La question n'est pas ce qu'on vit, mais ce qu'on fait avec ce qu'on vit

24 mars - Le déclin de l'Empire humain

23 mars - Du professionnalisme au civisme, rien ne sera plus comme avant

22 mars - À chacun sa manière de traverser

10 mars - La liberté n'est pas forcément résister

19 février - Un échec réussi

18 janvier - Janvier

02 décembre - 2019/2020 Tout change, rien ne change ?

25 novembre - S'émerveiller

20 novembre - Faites comme vous êtes

17 novembre - Au-delà de la femme désirable

Et bien d'autres articles écrits en 2019...


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